Historique de la ville

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Historique de la ville

Message  Chimera le Sam 12 Juin - 16:21

Née il y a près de 2 000 ans, au fond
du golfe du Morbihan
, Darioritum s’étend largement sur la colline
de Boismoreau, dominant un site d’échouage à la rencontre de voies
commerciales terrestres et maritimes. Promue capitale des Vénètes, la
ville gallo-romaine s’organise autour d’un vaste forum, centre
administratif et politique de tout un territoire. A la fin du III
e siècle, la
construction d’un castrum
s’impose sur la colline voisine du Mené, qui servira de base à la ville
fortifiée du Moyen Age. Mais, c’est une cité à double noyau qui
se développe alors: intra-muros, autour de la cathédrale, et sur le site
de la ville gallo-romaine, autour de l’église Saint-Patern.


Dès le Ve siècle, Vannes est le
siège d’un évêché. L’ouverture de chantiers témoigne du renouveau
urbain
, pendant la période des XII
e et XIIIe siècles. L’entretien et l’extension
des remparts est la préoccupation des ducs de Bretagne.
Jean II (1287-1305) donne en 1287, à l’évêque Henri Tors, son château de
la Motte, ancienne forteresse construite au X
e siècle. Une cour
de justice prend place à la cohue,
située face à la cathédrale. Un réseau viaire est désormais bien établi
autour de ces édifices majeurs.


A la fin
du Moyen Age, Vannes devient la capitale des ducs de Montfort. Au
lendemain des guerres de Succession de Bretagne, Jean IV (1365-1399)
décide d’y construire son château de l’Hermine et d’agrandir l’enceinte
urbaine qui, adaptée à l’usage des canons, passe de 5 à 10 hectares.
C’est à Vannes que François I
er rencontre en 1532 les parlementaires
bretons
pour décider du rattachement de la Bretagne au royaume de
France. En 1675, le parlement de Bretagne, obligé de quitter Rennes pour
Vannes, donne l’impulsion à de nouvelles constructions. Ainsi sont
rapidement réalisés les hôtels particuliers qui bordent la rue
Saint-Vincent ou la place des Lices. Parallèlement, les faubourgs
de la ville accueillent, au cours du XVII
e siècle, de nombreux établissements
conventuels. Près du port, subsistent le couvent des Carmes ou encore la
façade baroque de la chapelle du couvent des Ursulines (1690).


Au XIXe siècle, deux facteurs
engendrent un épanchement du tissu urbain dans une ville qui
semblait tombée en léthargie: l’arrivée du chemin de fer en 1862 puis
l’implantation de deux régiments d’artillerie qui donnent un regain
d’activité. Petites industries et lotissements s’étendent à proximité de
la gare puis aux quartiers ouest qui deviennent résidentiels. De
nouvelles voies sont aménagées. Bien que ces voies contournent les
anciens remparts, ceux-ci subissent pourtant quelques dommages. Beaucoup
d’efforts sont consacrés à partir du Second Empire, à la construction
d’édifices publics
tels la préfecture ou l’hôtel de ville. C’est au
lendemain du deuxième conflit mondial que s’amorce une forte
croissance. Dans les années 1960-70, la création des zup de Kercado puis
de Ménimur, l’aménagement de la rocade nord ont profondément modifié
l’emprise urbaine qui s’accroît et déborde les simples limites de la
commune. Toutefois, Vannes a su préserver et mettre en valeur son cœur
ancien à l’aide d’un plan de sauvegarde approuvé en 1982.

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